RESUME EXECUTIF DU PROJET

Le projet CAF, d’une durée de cinq années, a pour finalité de préserver et pérenniser le patrimoine forestier naturel du Gabon par une valorisation durable de ses ressources forestières tout en s’assurant de l’effectivité de l’application des plans d’aménagement forestier, de la légalité de la gestion forestière et du contrôle de l’exploitation forestière en tenant compte des (nouvelles) règles du marché international. 

Trois objectifs spécifiques concourront à la finalité du projet :

  • Renforcer les moyens de réalisation du contrôle des plans d’aménagement forestier et de l’exploitation forestière par le MEF,
  • (ii) Renforcer les capacités techniques du MEF, et en particulier de la DDF/DGF et de ses services déconcentrés, en matière de contrôle de l’aménagement forestier, et de la DCSI et
  • (iii) Développer l’effectivité et la qualité du contrôle de l’aménagement forestier. Il s’adresse en priorité au ministère des Eaux et Forêts (MEF), maître d’ouvrage du projet, mais aussi aux autres acteurs impliqués dans le contrôle de l’aménagement forestier (secteur privé (entreprises forestières, bureaux d’études), société civile (ONG, élus, communautés, etc.), organisations internationales, bailleurs de fonds, etc.).

Le projet adoptera une approche par phase. A partir de critères objectifs (ressources humaines, matérielles et financières disponibles par province), la première phase se situera dans le territoire forestier de l’Ivindo (provinces de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo), la notion de « territoire » évoquant une approche intégrée géographiquement et techniquement (aires protégées, CPAET, CFAD, Forêts Communautaires, etc.).

Le deuxième sera le territoire de Minkébé (Woleu-Ntem) et le troisième concerne le territoire de Birougou (Ngounié et Haut-Ogooué).

La superficie totale d’intervention directe du projet (trois premières phases) est de 9 380 000 ha et la surface nette (CFAD et CPAET) est de 8 258 000 ha, soit 60% du domaine forestier productif.

Le projet interviendra aussi dans les quatre autres provinces (Nyanga, Moyen-Ogooué, Ogooué-Maritime, Estuaire) avec des investissements minimums en infrastructures et équipements.

Pour trois de ces provinces, le territoire forestier de Gamba pourrait faire l’objet de recherche de fonds complémentaires par le projet.

Le projet permettra des investissements importants dans le domaine des infrastructures afin de doter les services déconcentrés du MEF en bureaux et logements lui permettant de déployer son personnel affecté au contrôle de l’aménagement forestier.

Ce programme d’investissement nécessite une enveloppe importante répartie de façon très différente selon les provinces (80% de ce budget est consacré aux cinq provinces prioritaires. 

Afin de permettre aux agents et cadres du MEF d’assurer leurs taches régaliennes de contrôle, le projet s’engagera dans l’acquisition d’équipements tels que des véhicules, des pirogues, des kits de terrain (appareil photo, rubans, boussoles, clisimètres, etc.), du carburant, du mobilier, du matériel informatique, etc. pour un montant global de 910 M F CFA.

Des activités significatives viseront la mise en œuvre d’un système d’information pour l’aménagement forestier (SIAF). Le personnel de la DCSI et des DP sera formé pour la mise en œuvre, l’utilisation et le suivi du SIAF. Le renforcement des capacités techniques des agents et cadres du MEF est nécessaire afin qu’ils aient des connaissances de base solides (lois, réglementations, etc.) et des savoirs et savoir-faire spécifiques en contrôle de l’aménagement forestier.

Pour cela, de nombreuses formations-actions seront menées en vue de prendre en compte tous les aspects du contrôle (dendrométrie, inventaire, normes, procédures, EFIR, traçabilité, écologie forestière, EIE, PCI, SIG, etc.).

Des agents et cadres bien logés, équipés et formés ne suffit pas pour un contrôle objectif et transparent de l’aménagement. Un travail sur les processus (contrôle de la qualité des contrôles) est nécessaire. Des formations sur l’amélioration des processus seront dispensées en vue d’améliorer la qualité des contrôles et de permettre aux agents et cadres du MEF de changer de comportement.

Enfin, le projet aura pour retombées principales sur l’ensemble des acteurs (étatiques, associatifs, privés) dans la mesure où des contrôles plus objectifs et transparents ont des conséquences économiques et sociales importantes. Les plans d’aménagements bien mis en œuvre grâce au contrôle contribueront à la gestion durable des forêts gabonaises et à des rentrées fiscales croissantes. 

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